Face à la lenteur observée dans l’accord de la prime de recherche aux enseignants-chercheurs, les syndicalistes du Comité Exécutif National du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (CEN-SNESUP) ont menacé d’amorcer, du lundi 18 au vendredi 22 mai 2026, une grève reconductible.
L’annonce a été faite à travers un préavis qui a été adressé au département de tutelle. Sur la table du Dr Fassoum Coulibaly, ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, ledit préavis de grève a fait l’objet de dépôt en date du 21 avril dernier. Ainsi, les syndicats rappellent que les nombreux préavis de grève du CEN-SNESUP, notamment ceux datant des 13 janvier 2023, 3 février 2023, 9 février 2024 et 18 juin 2025 n’ont pas abouti. Mettant l’accent sur l’attitude de la partie gouvernementale face auxdits préavis et les conclusions de l’Assemblée générale unitaire tenue le 12 février 2026 dans l’amphithéâtre 500 de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FSEG), ils ont déploré la lenteur observée dans la finalisation du dossier relatif à la prime de recherche. Des motifs pour lesquels ils ont décidé d’amorcer une série de grèves dès ce mois de mai 2026. « Nous décidons d’observer une grève de cent vingt heures (120 heures), allant du lundi 18 mai 2026 au vendredi 22 mai 2026, automatiquement renouvelable, si les revendications suivantes ne sont pas satisfaites : la fixation du montant de la prime de recherche, assortie de son application immédiate, avec effet rétroactif (rappels) à compter de la date de signature du décret nº 0850 du 9 octobre 2017 », ont-ils déclaré.
Mamadou Diarra
