La « musulmanité » ne juge pas de manière superficielle. L’Etat et la condition croyant et de musulman est une quête permanente, un combat acharné sur sa propre personne pour arriver à éliminer toutes ses dérives et ses imperfections. C’est une Jihad, et la plus dure, disait Mohamed (PSL) le prophète d’Allah. Et il ne croyait pas si bien dire.
Ici, nous aborderons certains sujet qui tiennent une place prépondérante dans la société des hommes : l’éducation, le mariage, et finiront par jeter une lucarne sur les artifices trompeuses du monde contemporain.
Education et mariage
Un homme bien éduqué à la base ne peut que prodiguer une bonne éducation, dit-on. Mais de nos jours, cela ne semble pas se vérifier. Car la veille génération qui n’est encore pas tout à fait éteinte lasse à désirer par l’éducation qu’elle donne à sa famille, sa femme, ses enfants et tous ceux qui sont sous sa garde. Certaines cours familiales ont comme une foire, des champs de liberté totale où le père ne lève jamais le petit doigt pour crier gare ! Une prolifération de filles et de garçons gâtés irrécupérable qui ne se privent de rien.
L’islam appelle cette race de responsabilité familiale «dahissou », c’est-à-dire un père passif qu’on pourrait qualifié de complice et qui laisse tout faire sans nullement réagir. Or un devoir de garde-fous et d’éducateur lui est attribué par Dieu son Créateur qui dit : Ô homme ! Vous êtes responsables de votre famille, de votre femme, de votre progéniture et de tous ceux dont vous avez la garde. Vous êtes tenus de leur enseigner les rudiments de votre religion (l’Islam), de leur inculquer la foi et la patiente endurance. Et sachez que vous répondrez d’eux (leurs faits et actes) le jour du jugement dernier.
Le père de nos jours doit donc s’attendre à une amère désillusion devant le tribunal divin. Car, rien, pas même ses prières et ses bonnes actions ne pourra le sauver demain.
L’éducation tient de trois facteurs : la famille, l’école et la société. Et tous ces paliers devraient être complémentaires, chacune ayant un rôle spécifique à jouer. Mais ces derniers temps, tout l’édifice éducatif est abandonné au seul enseignant de l’école. Et il va s’en dire que ce dernier ne sauraient combler une si grosse lacune, l’enfant n’ayant aucune éducation de base au départ.
Encore heureux pour ceux de la bonne vieille école, l’école coloniale ou celle des années d’indépendance. L’éducation y était rigide, la bienséance et les manières enseignées et pratiquées sans autre forme de procès. Dans une discipline de fer, ou le simple regard du maître ramenait l’enfant à l’ordre et à la raison. Et il en était de même à la maison. Car à cette époque l’éducation était comme qui dirait, « coordonnée », j’allais dire « ordonnée ». C’est –à-dire qu’il était soumis à toute une chaine: l’éducation familiale, à l’école et dans la société qui veillait au grain sur l’ensemble des enfants. Et qu’elle se permettait de corriger sévèrement, même en l’absence des parents du fautif. Et sans que ces derniers n’eussent à dire quoi qui ce soit. Contrairement à nos jours où l’enfant est comme un œuf qu’on couve constamment. Et gare à qui touche à une touffe de ses cheveux !
D’autre part, on ne peut pas parler d’éduction infantile sans remonter aux parents. Car ce sont eux les leviers de cette éducation. Par exemple, le garçon savait déjà comment diriger une famille et la femme, pourquoi elle va dans un foyer, et ce, bien avant le mariage. Car tout était enseigné et appris dans le vestibule de la circoncision qui faisait figure de vraie école sociale.
Aujourd’hui, la femme est toujours sortie, soit pour des courses qui n’en finissent pas, soit pour des activités commerciales, délaissant la gestion familiale. Alors que de son côté, l’homme se trouve happé par son boulot. Dans ces conditions, qui veillera sur la cellule familiale ? Et bonjour les dégâts : les enfants, sans éducation aucune ne seront plus que de petits monstre en puissance et en gestation. Et certaines femmes font tout ce qui est humainement possible pour avoir un enfant. Mais une fois leur vœu exaucé et cet enfant né, il est abandonné à la poubelle comme un objet dérisoire. Le comble ! On se plaint quand l’enfant dérape. Mais où étions-nous donc ?
La femme est la régulatrice des affaires familiale qu’elle est chargée de régenter. Et d’ailleurs, l’islam, en principe, ne l’assigne qu’à la maison et au foyer. Mais à cette recommandation, certaines personnes mal intentionnées y ont trouvé à redire, voyant là des droits de la femme bafoués. Que non, cela au contraire, ne fait que rehausser la gente féminine.
Aucune charge familiale ne lui incombe, tout repose sur les épaules du Mari. Mais, et Dieu insiste particulièrement la dessus, elle doit obligatoirement prodiguer une éducation saine à la progéniture et prendre soin du foyer et des affaires du conjoint. Et pour le Seigneur, ceci est un devoir doublement sacré, car le salut final de la femme dépend.
Mais la femme contemporaine semble ignorer sa vraie valeur qui ne tient à ses vertus morales et à l’amour qu’elle doit manifester à l’égard du conjoint.
Côté masculin, certains comportements ne sont pas faits pour honorer l’homme. Car certaine épouse ne font point face à leur sacro saintes responsabilités. Femme délaissées sans aucun appui matériel, ou tenues à l’écart dans un carcan d’indifférence ou souvent de despotisme. Toutes choses à éviter dans un mariage car ces comportements sont lourds de conséquences devant l’éternel. Et si nous nous sentons musulmans dans les fibres, essayons de copier le Prophète Mohamed (PSL) qui, ayant un commerce facile avec ses épouses, jouait constamment avec elles, évitant de leur causer une petite contrariété.
Artifices trompeuses du monde présent
Les progrès scientifiques sont si vertigineux qu’on en a le tournis. Mais tout ce qui brille n’est pas forcement de l’or. Et les délices de ce bas monde ne sont que de vaines choses, des choses éphémères qui n’opèrent qu’un passage éclair et fulgurant dans la grisaille de la vie terrestre. Une vie si courte que l’homme n’a guère le temps de réaliser ce qui lui arrive avant d’effectuer le long voyage sans retour, son entrée dans ce monde d’où l’on ne revient pas.
Entrainé dans le plaisir et la jouissance de ce monde trompe-l’œil, l’homme en arrive à oublier qu’il a devant lui, un second parcours, une étape charnière de sa vie à accomplir : sa chute dans le monde de l’au-delà. Une épreuve qu’en toute sagesse, l’on se doit de préparer en tout temps et en tout lieu. Et sans relâche…
Ce qui implique et fait obligation à l’homme de se détacher des cadeaux empoisonnés de ce bas monde qui sont en conflit avec les recommandations et les principes célestes. Car l’on ne peut vivre pleinement les réalités présentes sans se compromettre devant son Créateur, tout comme on ne peut faire une omelette sans casser des œufs.
La beauté projetée et reflétée dans le prisme du monde contemporain, ce n’est qu’artifice et illusion. Illusion, tout n’est qu’illusion et vanité ! Un saupoudrage artificiel qui vous plonge dans un monde illusoire sans avenir, ni suite.
Evitons donc les compromissions en érigeant des garde-fous autour de notre vie. Et le seul bouclier dont nous disposons, c’est la prière et la médiation, une médiation transcendantale qui nous transportera au seuil du « nirvana ». Et là, nous planons au-dessus du monde sans lui accorder un intérêt quelconque, le moindre crédit.
De nos jours, les éléments et les instruments de corruption sont nombreux. Les produits de la science qui en accouche chaque jour que Dieu fait, les cadres et lieux de plaisir et de jouissance, les tentations vicieuses auxquelles sont soumis les hommes… Et le sexe qui est devenu une préoccupation majeure… Toutes choses à éviter pour pouvoir se sortir sain et sauf du bourbier de la vie, afin de comparaître propre et indemne devant le tribunal céleste. Il y va de notre rédemption et de notre salut.
La primauté ne doit pas être donnée à la vie de ce bas monde, elle doit être reléguée au second plan. Car ce n’est qu’un mirage sans suite.
L’homme a toujours tendance à l’interdit, car le cœur et l’esprit ne sont attiré que par ce que Dieu réprouve en toute sévérité.
Ben Diakité Ladji de Balzac
