Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, le magistrat Mamoudou Kassogue a tenu à faire entendre, encore une fois, la voix du Mali et des Maliens à la tribune des Nations unies, hier jeudi 26 février 2026. Dans un discours récapitulatif des avancées notoires engrangées dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière, la lutte contre le terrorisme, la protection et la promotion des droits de l’homme au Mali, le Garde des Sceaux n’a aucunement manqué de mots pour également renouveler la volonté du pays à collaborer avec l’ensemble des partenaires et organisations internationales ce, dans le strict respect de la souveraineté du pays, de sa dignité et de la préservation des intérêts vitaux des Maliennes et des Maliens.
Les pays membres des Nations unies ont eu l’honneur, encore une fois, d’entendre la voix du Mali du Général d’Armée Assimi Goïta à travers le ministre Dogon, le magistrat Mamoudou Kassogue. Parlant de la situation des droits de l’homme dans son pays, le ministre souriant a expliqué ceci aux participants de la rencontre de taille, » nous pouvons noter des avancées certaines dont nous nous réjouissons. Dans le domaine de la sécurité, les activités des groupes terroristes et criminels restent le principal facteur des violations des droits humains et du droit international humanitaire, avec un nouveau mode opératoire : le terroriste économique dont l’une des manifestations s’est traduite par la perturbation de l’approvisionnement des villes et des usines en produits pétroliers, visant à asphyxier le pays ». Face à la complexité de la situation au sahel, les chefs d’État de la Confédération des États du Sahel, dans une dynamique confédérale, ont décidé de mutualiser leurs efforts à travers la Force Unifiée AES afin d’endiguer le terrorisme, améliorant ainsi la situation sécuritaire globale du Sahel avec l’appui de certains partenaires stratégiques, et renforçant la dynamique de recul significatif constatée des violations des droits de l’homme. Saluant la mémoire des victimes civiles et militaires tombées sur le champ d’honneur, le ministre Kassogue dira, « dans le domaine de la paix et la réconciliation nationale, le Mali s’est doté, en août 2025, de la Charte nationale pour la paix et la Réconciliation nationale, qui vise à assurer la stabilité et la cohésion sociale, mais aussi à renouveler et consolider la culture de la paix ». Plus qu’un contrat social, la Charte sera le guide de l’action des pouvoirs publics dans la mise en œuvre des mécanismes de réconciliation et la garantie des droits légitimes des victimes, a-t-il fait savoir.
Le respect de la dignité du Mali
Parlant des réformes politiques et institutionnelles, il soulignera que le gouvernement du Mali poursuit l’adoption des textes d’application de la Constitution du 22 juillet 2023. À cela s’ajoute la réforme de la gouvernance à travers la digitalisation de l’Administration, le renforcement de l’autorité de l’État. Aussi, a-t-il expliqué à la tribune de l’ONU, le gouvernement poursuit sa mission de refondation conformément aux aspirations exprimées par le peuple malien dans le cadre d’une vision stratégique, dénommée « Mali Vision 2063 de la Stratégie nationale de Développement Durable 2024-2033 », qui ambitionne de faire du Mali un État réconcilié, stable, juste et prospère. À ses dires, les réformes juridiques et judiciaires se poursuivent également, permettant de lutter contre l’impunité sous toutes formes et de garantir une plus grande promotion et protection des droits de l’homme. Dans un contexte mondial de plus en plus fragile, dit-il, le Mali attire avec « gravité » l’attention de la communauté internationale sur certains faits qui constituent de sérieuses menaces pour la paix et la sécurité internationale, de même que pour l’avenir des droits de l’homme. Et de préciser qu’il s’agit notamment de la violation flagrante du droit international par certains États, de la banalisation des droits fondamentaux de certains peuples et de la politisation des réactions de la communauté internationale. » le Mali dénonce avec véhémence le soutien au terrorisme et les nombreuses campagnes de désinformation et de diabolisation des États de la Confédération du Sahel, menées par certaines puissances et leurs relais dans les organisations internationales sans la moindre compassion pour les nombreuses victimes des actes terroristes ». Au nom du Mali, le ministre a condamné lesdits actes hostiles d’ingérence, souvent criminels. Auxdites puissances et à leurs relais, le message de M.Kassogué reste clair, » nous les rappelons que notre choix d’assumer notre souveraineté et de défendre nos intérêts vitaux est irréversible et que la volonté librement exprimée de nos peuples sera respectée. Le Mali renouvelle son engagement à coopérer avec tous les mécanismes pertinents de promotion et de protection des droits de l’homme des Nations unies dans le strict respect de sa souveraineté, de sa dignité et de ses intérêts vitaux ».
Mamadou Diarra
