Le fils cadet de l’ancien président zimbabwéen Robert Mugabe, Bellarmine Chatunga Mugabe, a été arrêté jeudi dernier à Johannesburg après avoir grièvement blessé son jardinier lors d’une fusillade dans sa villa.
L’incident s’est produit dans le quartier huppé de Hyde Park, à Johannesburg. Selon la police, une dispute avec le jardinier aurait dégénéré, provoquant plusieurs coups de feu. La victime, grièvement blessée, a été transportée à l’hôpital dans un état critique. Sur les lieux, les enquêteurs ont retrouvé des cartouches, mais l’arme utilisée reste introuvable. Deux autres hommes ont également été interpellés en lien avec l’affaire. Les autorités sud-africaines ont précisé qu’« aucun traitement de faveur » ne serait accordé, soulignant que les personnes arrêtées ne sont pas citoyennes sud-africaines.
Bellarmine Mugabe, 28 ans, n’en est pas à son premier démêlé judiciaire. Il avait déjà été impliqué dans des affaires d’agression au Zimbabwe et est régulièrement cité pour son train de vie extravagant. Cette nouvelle affaire vient s’ajouter à l’héritage controversé de son père, Robert Mugabe, décédé en 2019 après 37 ans au pouvoir. La veuve Grace Mugabe et les autres enfants de la famille ont, par le passé, également été mêlés à des affaires judiciaires, comme l’agression d’une mannequine par Grace Mugabe à Johannesburg en 2017 ou l’amende reçue par Robert Mugabe Junior pour usage de cannabis au Zimbabwe.
La police poursuit actuellement son enquête afin de retrouver l’arme utilisée et d’éclaircir les circonstances exactes de la fusillade. L’affaire fait grand bruit dans toute l’Afrique australe, où le nom Mugabe reste synonyme de pouvoir, de scandales et de controverses.
Cette arrestation souligne une nouvelle fois la fragilité et les tensions autour de la famille Mugabe, dont les démêlés judiciaires continuent d’attirer l’attention des médias et de l’opinion publique régionale.
KD
