Le Tribunal militaire de Bamako a tenu mardi dernier son audience correctionnelle pour deux affaires inscrites au rôle.
Pour le soldat de 1ère Classe Moussilimi TOURE de la 234ème Compagnie d’infanterie motorisée de Ségou, il est accusé de « détournement de munitions de guerre, de tentative de vente illégale de munitions de guerre et de violation de consignes générales militaires ». Il a été jugé et condamné à trois ans de prison ferme.
Cependant, il reste toujours sous le drapeau. Il devrait donc purger sa peine dans les locaux de la Gendarmerie avant sa radiation et son transfert dans un établissement pénitentiaire civil. « Il faut rappeler que le temps de détention est déduit de la peine et le condamné dispose de trois jours pour se pourvoir en cassation, en cas de désaccord avec la décision du Tribunal », a indiqué le site d’information officiel de l’Armée.
Pour le Caporal Moussa SYLLA, accusé de détournement, de violation de consignes générales militaires et de la vente d’arme de guerre, le Tribunal a renvoyé cette affaire au 7 avril 2026 pour défaut de citation de la partie civile. L’intéressé est également en désertion. Dans son réquisitoire, le Capitaine Alou SINAYOKO, substitut du procureur près le Tribunal militaire de Bamako, a souligné que la présence des munitions en circulation aggrave l’insécurité, le terrorisme et affaiblisse les capacités des Forces de Défense et de Sécurité.
KD
